Projet Save a Life

Le contexte

Les maladies cardio-vasculaires sont la principale cause de décès en Europe et sont responsables d’environ 40% des décès chez les patients de moins de 75 ans. En particulier, on estime à 350’000 le nombre de décès annuels européens dus à une réanimation cardio-pulmonaire non réussie.

En Suisse, l’arrêt cardio-respiratoire (ACR) est responsable de 8000 à 10 000 décès par an. La fibrillation ventriculaire (FV) en est à l’origine dans plus de 70% des cas. Le traitement de choix est alors la défibrillation externe précoce visant à interrompre la fibrillation ventriculaire et à rétablir l’activité électrique et mécanique du coeur.

Il est important de noter qu’en cas d’ACR, chaque minute qui passe diminue jusqu’à 10% les chances de survie. Il est donc essentiel d’intervenir rapidement. Cependant, à Genève, le délai moyen de réponse d’une ambulance est d’un peu plus de 10 minutes lorsqu’il y a une urgence vitale présumée.

Il s’en suit que les taux de survie aux ACR en milieu extra-hospitalier sont extrêmement bas. Des études effectuées dans les années 2000 évalueraient la survie entre 9% et 13%. En 2012, à Genève, le taux de survie était de 17%.

La problématique

La pratique professionnelle en tant qu’ambulancier diplômé ES dans le canton de Genève montre qu’en cas d’ACR, il est très rare que des témoins entament une réanimation cardio-pulmonaire avant l’arrivée des secours. La probabilité de survie du patient à une année est donc généralement très basse.

En effet, en 2012, 70% des personnes victimes d’un ACR devant témoin n’étaient pas réanimées (données 144). Pour les 30% restants (réanimés par un témoin), les mesures de réanimation étaient toutefois jugées inefficaces par les secours professionnels dans plus de 54 % des cas.

Afin de pouvoir sauver une vie lors d’ACR, il est donc nécessaire que la chaîne de survie se mette en route dès la survenue de l’incident et que tous les maillons soient présents. Le rôle des premiers répondants ou secouristes non professionnels est notamment primordial lors d’un ACR, puisque, le facteur ayant le plus d’impact sur les chances de survie est le temps.

La solution proposée

 

Le projet Save a Life se base sur une technologie déjà utilisée en Suisse et vise, à moyen terme, à s’intégrer dans un réseau national.

Une application met en relation le 144, le patient en ACR, le défibrillateur et le first responder. Leur formation est assurée de manière initiale et continue. Les défibrillateurs existants sont recensés. Le réseau de défibrillateurs est densifié et entretenu.

Save a Life utilise une technologie existante, efficace et qui a déjà fait ses preuves dans d’autres cantons de Suisse.

Save a Life va permettre d’étoffer le réseau de first responders en formant des citoyenNEs aux gestes de premiers secours.

Save a Life permettra de trouver le défibrillateur le plus proche et fournira les appareils les plus innovants du marché assurant des manoeuvres de réanimation efficaces grâce aufeedback procuré en direct aux first responders quant à la qualité du massage cardiaque effectué.

ACR annuels

Minutes de délai moyen d'arrivée des secours

%

Victimes d'ACR non réanimées par les témoins

%

Taux de survie à Genève

Le projet Save a Life a pour objectif d’atteindre un taux de survie de 50% à 5 ans.

Mise en relation des first responders et du 144

Lorsqu’un arrêt cardiaque survient, le réseau de first responders est immédiatement alarmé grâce à une application dédiée.

Géolocalisation du first responder

L’application pemet de définir quelles sont les personnes les plus proches de la victime et ainsi garantir une intervention rapide.

Intervention des first responders dans les 3 à 5 minutes suivant l'arrêt cardiorespiratoire

L’arrivée des first responders avant les secours traditionnels permet la mise en place rapide des mesures de réanimations.
  • Communes participant au réseau SAVE A LIFE 50%

Le projet Save a Life en chiffres

Former des personnes aptes à intervenir puis les inscrire dans la base de donnée des first responders va permettre de sauver des vies. Plus le réseau est dense meilleures sont les chances d’arriver à temps.

La défibrillation précoce est un élément clef pour pariciper à l’augmentation du taux de survie, il est donc important de recenser les défibrillateurs à disposition mais surtout que ceux-ci soient accessibles 24/24.

Personnes formées aux premiers secours

First responders inscrits

Défibrillateurs recensés

Défibrillateurs installés en accès public par l'association

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