Le contexte

Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès en Europe et sont responsables d’environ 40 % des morts chez les patients de moins de 75 ans. En particulier, on estime à 350 000 le nombre de décès annuels en Europe suite à une réanimation cardiaque non réussie. En Suisse, l’arrêt cardiorespiratoire (ACR) est responsable de 8000 à 10 000 morts par an.
L’analyse initiale du rythme cardiaque montre que 25 à 50 % des victimes d’ACR présentent une fibrillation ventriculaire (FV) mais lorsque le rythme est enregistré immédiatement après le collapsus, la proportion de victimes en FV peut atteindre 76 %.
En présence d’une FV, les traitements de choix sont la réanimation cardiaque et la défibrillation précoce. Il est important de noter qu’en cas d’ACR, les chances de survie diminuent de 7 à 10 % à chaque minute écoulée. Il est donc essentiel d’intervenir rapidement. Cependant, à Genève, le délai moyen de réponse d’une ambulance est de dix minutes lorsqu’il y a une urgence vitale présumée.

Il s’en suit que les taux de survie aux ACR en milieu extra-hospitalier sont extrêmement bas. Des études effectuées dans les années 2000 évalueraient la survie entre 9% et 13%. Entre 2009 et 2016, à Genève, le taux moyen de survie était de 14%.

La problématique

La pratique professionnelle en tant qu’ambulancier diplômé ES dans le Canton de Genève montre qu’en cas d’ACR, il est très rare que des témoins entament une réanimation cardiopulmonaire avant l’arrivée des secours. La probabilité de survie du patient à une année est donc généralement très basse. En effet, en 2012, 70 % des personnes victimes d’un ACR devant témoin n’étaient pas réanimées. Pour les 30 % restants (réanimés par un témoin), les mesures engagées étaient toutefois jugées inefficaces par les secours professionnels dans plus de 54 % des cas.
Afin de pouvoir sauver davantage de vies, il est nécessaire que la chaîne de survie se mette en route dès la survenue de l’incident et que tous les maillons soient présents : témoin, CASU 144, premier répondant, ambulanciers et service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR). Le rôle des premiers répondants ou secouristes non professionnels est ainsi primordial puisque le facteur ayant le plus d’impact sur les chances de survie lors d’un ACR est le temps.

ACR annuels

Minutes de délai moyen d'arrivée des secours

%

Victimes d'ACR non réanimées par les témoins

%

Taux de survie moyen à Genève

La solution proposée

 

Le projet Save a Life a pour but d’augmenter le taux de survie lié aux arrêts cardiorespiratoires (ACR) survenant en milieu extrahospitalier à Genève. Entre 2009 et 2016, dans le canton, le taux moyen de survie était de 13,59 %. L’objectif du projet est d’atteindre un taux de 50 % d’ici à 2024.
Grâce à la consolidation de la chaîne de survie, la victime bénéficiera d’un massage cardiaque et d’une défibrillation précoce, en attendant l’arrivée des secours. Au sein de cette chaîne, la réanimation cardiaque est prise en charge par des premiers répondants ou secouristes professionnels dûment formés. Leur intervention est primordiale puisque le facteur temps joue un rôle critique dans les chances de survie de la victime.
Le Canton du Tessin illustre bien cette situation : suite à l’implémentation d’un réseau d’AED et de premiers répondants sur son territoire, le taux de survie en cas de fibrillation ventriculaire est passé de 16 % en 2005 à 55 % en 2015.
SERA a identifié 5 piliers qui lui permettront d’augmenter les chances de survie post ACR en milieu extrahospitalier à Genève :
1. La création d’un réseau de premiers répondants et de défibrillateurs (AED) connectés avec la centrale d’appels sanitaires urgents 144 (CASU 144) en s’appuyant sur une application mobile existante (Momentum)
2. L’identification et la formation de premiers répondants capables d’intervenir en cas d’alertes cardiaques
3. Le conseil à la mise en place d’un programme d’accès public à la défibrillation (PAD)
4. La prévention et la sensibilisation du grand public
5. Le management de la qualité

Le projet Save a Life a pour objectif d’atteindre un taux de survie de 50% à 5 ans.

Mise en relation des premiers répondants et du 144

Lorsqu’un arrêt cardiaque survient, le réseau de premiers répondants est immédiatement alarmé grâce à une application dédiée.

Géolocalisation du first responder

L’application pemet de définir quelles sont les personnes les plus proches de la victime et ainsi garantir une intervention rapide.

Intervention des premiers répondants dans les 3 à 5 minutes suivant l'arrêt cardiorespiratoire

L’arrivée des premiers répondants avant les secours traditionnels permet la mise en place rapide des mesures de réanimations.

  • Communes participant au réseau SAVE A LIFE 50%

Le projet Save a Life en chiffres

Former des personnes aptes à intervenir puis les inscrire dans la base de donnée des first responders va permettre de sauver des vies. Plus le réseau est dense meilleures sont les chances d’arriver à temps.

La défibrillation précoce est un élément clef pour pariciper à l’augmentation du taux de survie, il est donc important de recenser les défibrillateurs à disposition mais surtout que ceux-ci soient accessibles 24/24.

Personnes formées aux premiers secours

First responders inscrits

Défibrillateurs recensés

Défibrillateurs installés en accès public par l'association

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